Glossaire de l'IA en entreprise
20 notions indispensables pour comprendre, choisir et piloter un projet d'intelligence artificielle : une définition directe, pourquoi c'est important en entreprise, un exemple concret et les confusions à éviter.
Mis à jour le
A
Agent IA
Un agent IA est un système qui utilise un LLM pour atteindre un objectif en plusieurs étapes : il planifie, appelle des outils (API, bases de données, logiciels métier), observe les résultats et ajuste ses actions. Contrairement à un simple chatbot, il agit dans vos systèmes, dans un périmètre de droits défini et généralement sous supervision humaine.
AI Act (règlement européen sur l'IA)
L'AI Act est le règlement (UE) 2024/1689 qui encadre l'intelligence artificielle dans l'Union européenne. Il suit une approche par niveaux de risque : pratiques interdites, systèmes à haut risque soumis à des exigences strictes, obligations de transparence pour certains usages, et règles propres aux modèles d'IA à usage général. Son application est progressive.
Automatisation n8n
n8n est une plateforme d'automatisation de workflows qui relie des applications au moyen de nœuds visuels : déclencheur, transformation, appel d'API, étape d'IA. Distribuée sous licence « fair-code », elle peut être auto-hébergée, ce qui permet de garder les données sur sa propre infrastructure. Elle sert souvent à orchestrer des agents IA.
B
C
D
E
F
Fenêtre de contexte
La fenêtre de contexte est la quantité maximale de texte, mesurée en tokens, qu'un LLM peut prendre en compte en une seule fois : instructions, historique de la conversation, documents fournis et réponse générée. Au-delà, les informations doivent être tronquées, résumées ou récupérées autrement, par exemple via une architecture RAG.
Fine-tuning (affinage)
Le fine-tuning consiste à poursuivre l'entraînement d'un modèle pré-entraîné sur un jeu de données spécifique afin d'ajuster son comportement : style, format de sortie, vocabulaire métier, tâche de classification. Il modifie les paramètres du modèle, contrairement au prompt ou au RAG, qui ne changent que les informations fournies en entrée.
H
I
IA agentique
L'IA agentique désigne l'approche qui consiste à concevoir des systèmes d'IA capables d'agir de façon autonome vers un objectif : décomposer une tâche, choisir et utiliser des outils, coordonner éventuellement plusieurs agents spécialisés et vérifier leur propre travail. C'est un degré d'autonomie plus qu'une technologie unique, à régler selon le risque de chaque action.
IA générative
L'IA générative désigne les systèmes d'intelligence artificielle capables de produire un contenu nouveau (texte, image, code, son ou vidéo) à partir d'une instruction en langage naturel. Elle repose sur des modèles entraînés sur de très grands volumes de données, qui apprennent les régularités de ces contenus pour en générer de plausibles.
L
M
MCP (Model Context Protocol)
Le MCP (Model Context Protocol) est un protocole ouvert, publié par Anthropic fin 2024, qui standardise la connexion des applications d'IA aux sources de données et aux outils. Un serveur MCP expose des outils et des ressources ; tout client compatible (assistant, agent, environnement de développement) peut les utiliser sans intégration spécifique.
MLOps
Le MLOps regroupe les pratiques et outils qui permettent de mettre en production et de maintenir des modèles d'IA de façon fiable : versionnement des données et des modèles, pipelines d'entraînement et de déploiement automatisés, surveillance des performances et de la dérive. Pour les LLM, on parle de LLMOps : évaluation, suivi des prompts et des coûts.
P
R
RAG (génération augmentée par la recherche)
Le RAG (Retrieval-Augmented Generation) est une architecture qui, avant de faire répondre un LLM, recherche les passages pertinents dans une base documentaire et les lui fournit comme contexte. Le modèle répond ainsi à partir de vos documents à jour, en pouvant citer ses sources, sans avoir été réentraîné.
RGPD et IA
Le RGPD s'applique à tout système d'IA qui traite des données personnelles, pour l'entraîner, l'alimenter ou dans ses réponses. Les principes restent les mêmes : base légale, finalité déterminée, minimisation, information des personnes, sécurité, encadrement des sous-traitants et des transferts hors UE, et analyse d'impact lorsque le traitement présente un risque élevé.